Pardonne tout 


Passe mon temps à jouer

A rien risquer ou oublie de vivre.

A trop écrire ou oublie de lire

on oublie le vide.

on serre les poings devant le grand saut.

on essaie de suivre. 

on exorcise à chaque lettre posée

On s’use à chercher des excuses on se déséquilibre

tout part d’un local sombre avec une fenêtre 6 mètres plus bas.

Rue des tilleuls - on écrit la légende qui ne nous survivra 

certainement pas.

(_) Dans le fond était-ce ce que nous espérions ?

Devenir les clichés que nous décrivions .

bien-sûr que non.

L’histoire s’écrit à l’encre des conquêtes et des victoires.

Pas dans un litre de rhum à s’imaginer contre pouvoir.

Et si tout ce en quoi on croit se retourne contre nous

Pas de regrets. 

C’est décidé je n’oublie rien mais pardonne tout. 


je N’oublie rien Je pardonne tout.


Reprends la main face au torrent J’entends les cris.

Et le néant me fait du pied. Cherche un écho

J’ai rien écrit j’ai pas les mots.

J’ai perdu le fond . fait des erreurs.

cherchez l’intrus cherchez la peur

derrière chaque écran la chaleur

y a les vestiges de nos erreurs

pas de masque

y a pas de logique à chaque menace

regarde bien Ce que nous sommes Ce qui nous fait face

D’abord des humains puis des hommes et puis des farces 

des mascarades moi le premier Tué Narcisse fait de la place

Tout ce que les vipères ont sifflées

font rétrécir les grands espaces

Pour ma part j’ai tout réglé / transforme 

J’offre mon désert aux rapaces

alors on vise toujours moins haut à force de n’être allé au bout.

Derrière nos rêves J’aimerais que tu crèves

Je ne l’oublie pas mais je pardonne tout



A la santé de mes frères et soeurs

A nos échecs et à nos erreurs

Aux volontés qui plient 

Aux espoirs déchus 

A ceux qui naissent 

pas encore déçus

Ceux qui résistent depuis le début.

J’écris pour toi moi.

Si tu m’écoutes.

J’écris pour toi.

Pense à ce qui restera quand tu arriveras au bout.

N’oublie rien. Pardonne tout